RANDONNEE : FORET BEBOUR -BELOUVE
dimanche 21 septembre 2008
Départ 7 heures de LA POSSESSION,
Arrivée sur le site 9 heures.
Randonnée 4 heures.
Retour 16 heures.
Aujourd’hui nous vous présentons les forêts de Bébour et Bélouve 
La forêt de Bélouve est au croisement de nombreux sentiers de randonnée, qui viennent de Cilaos, Salazie, La Plaine des Lianes, La Plaine des Palmistes. La forêt primaire s’offre au randonneur au milieu des chants des tec tec, oiseau blanc, oiseau vert, ou cardinal. Les fleurs telles les touches de couleur du peintre offrent un bouquet multicolore dans le paysage.

Transport : on peut y accéder depuis les cirques de Salazie, Cilaos ou la Plaine des Palmistes
On emprunte la route forestière, RF2 en arrivant de la Plaine des Palmistes. Après avoir franchit le col de Bébour, puis traversé la forêt du même nom, on arrive à la forêt de Bélouve. La route est fermée avant le Gîte de Bélouve , poursuivre à pieds.
Le Gîte de Bélouve est une charmante maison créole. Nous ne nous attardons pas et suivons le fléchage du Trou de Fer en arrière du Gîte.

Petite passerelle de bois et nous entrons directement dans la forêt. Le sentier est agréable et une température de 18 °, un peu fraîche au départ. 
Les arômes, l’eau, les mousses, les tamarins, les fougères arborescentes nous ravissent. Mais déjà il faut monter, voir escalader les roches, les racines.. attention l’humidité du lieu rend le sol glissant. Une succession de passerelles de bois, rondins, rendent la progression plus aisée.
Les fleurs de couleur rouge contrastent dans cet univers de verdure. 
Nous arrivons au croisement sur le sentier de l’école normale et suivons la piste large , ensoleillée et plate.. quelques centaines de mètres.
Puis nous bifurquons à gauche et suivons le sentier . Nous découvrons les forêts exploitées de tamarins et les petits arbres protégés de clôtures électrifiées.
Les bœufs sont friands de ces petits arbres.
Entre las d’arbres, racines, fougères, épiphytes.. un réel fouillis végétal.
Le sentier est très humide et certains passages deviennent vraiment boueux.
Les racines dessinent de drôles de serpents . 
A tant surveiller où l’on pose les pieds, on finit par se cogner la tête aux nombreuses branches basses qui barrent le chemin.
Un tec tec nous accompagne.
Quelques efforts , des caillebotis de bois recouverts d’un habit grillagé, (et anti dérapant), une belle descente et voilà le Trou de Fer.
Mais où est il ? les nuages sont au rendez vous… La patience , mot clé à La Réunion est récompensée.
Les nuages montent et tout à coup le site de dévoile , grandiose. Cascades, murs de verdure, gouffre impressionnant, fleurs et fougères, nous sommes cramponnés à la barrière pour tenter de distinguer « le trou ». Encore quelques minutes et … c’est magnifique.
Quelques instants vertigineux ! Et vite les nuages viennent tirer le rideau sur le spectacle.

Il faut se résoudre à remonter.
La progression du retour plus aisée, se fait au centre de cet univers de verdure. C’est magique et à chaque détour du sentier les images se différencies : ici des fleurettes blanches, là des mousses, des herbes, fleurs roses, feuilles vertes et noires, goyaviers
(c'est vraiment la fin de saison),
arômes.... 

Les arbres torses font penser à ces fantômes diformes vus dans les films...
Nous atteignons La Grande Mare. L’hiver touche à sa fin et il n’y a que très peu d’eau. Les cascades ne sont pas alimentées pour le moment.
Nous mangeons un petit morceau sous un parasol, de fortune, fougère arborescente, et reprenons notre chemin.

Nous avons retrouvé la piste et la forêt exploitée. Les troncs coupés attendent sagement alignés leur voyage à la scierie.
Il est 12 h 30 et le soleil chauffe doucement.
Nous arrivons au croisement de ce matin et repartons sur le sentier tourmenté jusqu’au Gîte.
Juste 4 heures pour 13 kilomètres dans un paradis de verdure.
Cette fois une halte bien méritée au Gîte pour un café .
Toutes les tables sont occupées. Au menu cari poisson, poulet, ti jacques boucané et gâteau patate douce au coulis de goyavier.
Nous allons nous laisser tenter par le gâteau , il est fameux .
Nous félicitons Madame et discutons avec le jeune homme qui nous offre une dégustation de rhum arrangé au goyavier.
Un bon moment.. et nous repartons ravis de cette journée, il est bientôt 14 heures.
Un arrêt encore pour découvrir le panorama dégagé à présent sur la forêt de Bébour. Magnifique.

Les familles toujours présentesau rendez vous du pique nique dominical.

Les petites échoppes de fleurs, légumes, fruits, miel, confitures sont à présent sur le bord de la route. 
Retour par St Benoit,
et vue sur l'océan, notre horizon habituel : la mer.
Arrivée à la maison vers 16 heures. Un bain, même si le soleil n’est pas au rendez vous, l’eau est très agréable.
Sur notre lancée nous préparons la prochaine randonnée … Surprise…
DOCUMENTATION
Située sur le territoire communal de Saint-Benoît, la Forêt de Bébour est une forêt des Hauts de l'Est de La Réunion.
Par son étendue (plus de 6 000 ha), par son état exceptionnel de conservation et par son étagement (jusqu'au sommet du Piton des Neiges) c'est l'une des plus remarquables forêts naturelles de montagne de la Réunion et sans doute la plus renommée.
Perché entre le Piton des Neiges, la Plaine des palmistes et le cirque de Salazie, à environ 1300 m d’altitude, la forêt de Bébour-Bélouve est ce que l’on peut appeler une forêt cathédrale.
On peut y accéder en véhicule depuis la Plaine-des-Palmistes. La route forestière qui la traverse donne ensuite accès à la forêt de Bélouve, au nord.
La forêt de Bébour occupe l'emplacement d'un ancien cirque d'érosion (le quatrième de l'île après Mafate, Salazie et Cilaos), comblé par les laves des dernières éruptions du Piton des Neiges.
Recouverte d’une végétation d’altitude tel que : tamarin, mapou, catafaille, mahot, mais aussi de bois maigre, tan rouge, goyave marron.
Caractérisé par les troncs tortueux des tamarins sur lesquels se tapissent mousses, lichens, orchidées, fougères. Ces nombreuses espèces rampent sur les troncs pour capter la lumière à cause d’une végétation très dense. La forêt reste une source de revenu avec le tamarin des hauts, bois noble, est un matériau local de construction et d’ébénisterie locale. Il est un des symboles de l’artisanat créole.
La menace principale qui pèse sur cette forêt est la vigne maronne, espèce envahissante.
classé réserve biologique en 1994
http://fr.wikipedia.org/wiki/
En plein coeur du cirque de Salazie, le trou de fer possède le statut de canyon mythique de l'île.
Les courageux qui tentent l'expédition de 3 jours pour s'y rendre ne sont pas légion, car il faut une bonne condition physique http://www.iledelareunion.net le-trou-de-fer-
---------
Le trou de fer, ou plutôt le Trou de l'Enfer, a de tous temps fasciné l'imaginaire populaire. Il est vrai que cette énorme vasque nichée entre deux rempart verticaux a de quoi fasciner.
Aujourd'hui très facilement accessible après une marche de 3h00, ce ne fut pas toujours le cas. Par la passé on accédait à la forêt de Bébour par une porte, un porte sur un univers magique d'une forêt extraordinaire.
Traverser la Forêt de Bébour, c'est un peu traverser un monde de légende. Chaque semble dissimuler un lutin, ou un elfe. La densité de la forêt, sa vivacité permet de laisser libre cours à l'imagination.
Tant d'arbre tortueux pliés par une main surnaturelle, tant d'espaces tamisés et solitaires, tous ces endroits semblent tirés d'un conte merveilleux.
La luxuriance des fougères arborescentes, la présence imposante de tamarins centenaires donnent une ambiance féerique à cette forêt.
Le sentier pour accéder au trou de fer est très bien balisé et relativement bien entretenu. Vous pourrez donc profiter à loisir de l'ambiance de la forêt de Bébour.
Coincés trois jours au Trou de Fer

CLICANOO.COM | Publié le 23 septembre 2008
Deux touristes espagnols plutôt poissards ont dû passer deux nuits sur une plate-forme. Leurs cordes étaient abîmées. Heureusement, ils avaient prévu de quoi se nourrir.
Heureusement que Elian Gista, le tenancier du gîte du Pic des Sables, à Petite-Plaine, pratiquait lui-même le canyoning. Sans quoi, deux touristes espagnols âgés de 26 et 27 ans, auraient parfaitement pu rester sur le carreau, coincés dans le majestueux panorama du Trou de Fer. Vendredi à 7 heures, les deux jeunes hommes, originaires de Barcelone, canyoneurs d’expérience, partent du gîte vers le Trou de Fer, pour une séance intensive de canyoning, dans l’un des plus beaux sites du monde. Tout se déroule pour le mieux, et les deux amis progressent rapidement. Mais, arrivés sur une plate-forme, à 350 mètres de profondeur, ils inspectent leur matériel. Et se rendent compte que leurs cordes restantes sont abîmées. Trop pour pouvoir continuer la randonnée sans risque. Les deux Espagnols n’ont pas de GSM sur eux. Aucun moyen de se faire voir ni entendre. Plutôt que de tenter le diable, ils préfèrent attendre. Longtemps. Ils se font un camp de base et peuvent remercier leur sens de la prévoyance : ils avaient emmené de quoi se nourrir durant trois jours. Puis, deux nuits s’écoulent. Le moral reste bon. Dimanche, vers 16 heures, Elian Gista pressent un événement exceptionnel. Il appelle les gendarmes de haute montagne et les informe que deux canyoneurs qui devaient dormir chez lui ne sont toujours pas rentrés. Les gendarmes n’ont d’autre solution que d’aller vérifier sur place. Retardés par la nuit, ils se sont déplacés très tôt, hier matin. Et ont fini par trouver la trace des deux Barcelonais. Frais comme des gardons. Pas question d’hôpital : ils ont voulu dormir au gîte du Pic des Sables ! “Ce sont d’excellents canyoneurs, ils ont bien fait de ne pas tenter de descendre avec leurs cordes usagées”, expliquait hier soir Elian Gista. “Ils vont très bien, et ont un bon moral : la preuve, dès demain (ndlr : aujourd’hui), ils partent à Saint-Leu pour faire du parapente ! ”
Commentaires sur RANDONNEE : FORET BEBOUR -BELOUVE
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=426846&pid=10662325
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
















